Propriétaire d’une maison vide, Nancy ne s’oppose pas à la présence de squatteurs

Le récit d’une situation plus courante qu’on ne le croit

Nancy vit une histoire pour le moins spéciale. Propriétaire d’une maison de l’avenue de Wisterzée, elle a depuis longtemps quitté ce logement pour vivre loin du Brabant wallon. Depuis quelques semaines, des squatteurs y ont élu domicile mais la propriétaire n’y voit pas vraiment d’inconvénient. La Commune de Court-Saint-Etienne lui demande de les déloger, mais le dossier est bien compliqué.

On peut dire que Nancy gardera longtemps le souvenir de sa maison située dans l’avenue de Wisterzée, à Court-Saint-Etienne.

Propriétaire des lieux avec son ex-mari, tout s’est compliqué lors de leur divorce, mais aussi de la faillite de ce dernier. Ancien gérant de l’Intermarché de Court-Saint-Etienne, il a contracté toute une série de dettes qui se sont soldées par la saisie de la maison par la justice.

Nancy, elle, a voulu oublier toute cette histoire et sa séparation en s’installant à plus de 100 kilomètres de là avec son nouveau compagnon.

Reste que toutes les procédures administratives prennent du temps que la maison est vide depuis des années. « Je n’ai plus vraiment de droits sur cette maison, mais je reste propriétaire de la moitié du bien , explique Nancy. J’ai été obligée de quitter cette maison car mon ex-mari avait contracté des dettes à mon nom. Je suis actuellement en procédure méditation de dettes pour prouver que ma signature a été copiée et ne pas devoir payer ces 320.000 euros qu’il avait essayé de mettre sur mon dos. »

Il faudra donc attendre que la situation se régularise pour elle et son ex-mari, ce qui complique le dossier. « J’aimerais bien la vendre et la sortir de ma tête. J’ai vécu de belles années à Court-Saint-Etienne, mais les derniers souvenirs sont trop douloureux, malheureusement. »

Vers la vente de la maison

Mais pour la vendre, il faudra aussi déloger des… squatteurs qui y ont élu domicile dernièrement. « J ’ai reçu un courrier de la Commune me demandant de les expulser. Mais je n’ai pas le droit de le faire sans l’accord de ma médiatrice, et celle-ci refuse que je paye pour une procédure d’expulsion qui peut aller de 150 à 325 euros. C’est très compliqué car je ne peux pas faire ce que je veux, et la Commune ne connaissait pas tout le dossier. »

Une histoire pour le moins interpellante, d’autant plus que Nancy ne voit pas vraiment d’inconvénient à la présence de ces « locataires ».

« La Commune dit que ces personnes portent préjudice à l’image de Court-Saint-Etienne, mais mon compagnon est allé voir la maison et ils sont très respectueux. J’y avais laissé quelques meubles et ils ont tout mis dans un coin. Ils ont tout nettoyé et ils n’utilisent ni eau ni électricité. Je n’ai donc pas envie d’engager des frais si cela ne pose pas problème. En plus, ils sont rentrés car la notaire a oublié de fermer la porte à clé lors de sa dernière visite.

Ce n’est pas ma faute , insiste-t-elle. Après, il faut voir s’ils sont aussi respectueux avec le voisinage. Je pense qu’il s’agit plus de hippies qui vivent en marge de la société, ce ne sont pas des casseurs. Cela peut être vu bizarrement par les gens, mais on me voyait aussi comme une marginale car je recueillais des chiens chez moi et j’avais un refuge à Court-Saint-Etienne. Il ne faut pas tellement faire attention à ce que les gens disent. »

Pourtant, Nancy va devoir trouver une solution, et aux dernières nouvelles, elle serait en mesure de vendre la maison dans les prochaines semaines.

L’occasion d’oublier les mauvais souvenirs, mais aussi de régulariser une situation qui ne doit pas perdurer.

Source :

Nancy et les squatteurs

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